La libération de quinze personnes annoncée par le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha ne semble pas suffire à l’AFC/M23. Dans un communiqué publié après cette annonce, le mouvement affirme que neuf des quinze détenus libérés figuraient sur une liste de 768 personnes transmise à la médiation.

Selon l’AFC/M23, les six autres personnes libérées ne seraient pas concernées par cette liste. Le mouvement précise que l’une d’elles est un ressortissant ougandais qui, affirme-t-il, « n’entretient aucun lien » avec son organisation.
Les cinq autres détenus, arrêtés notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa, ne figureraient également pas sur la liste remise à la médiation, selon le mouvement.
Pour l’AFC/M23, cette situation démontre que la liste de 768 personnes ne doit pas être considérée comme exhaustive. Le mouvement estime que d’autres citoyens continuent d’être arrêtés par les autorités congolaises en raison de liens présumés avec l’AFC/M23.
Une avancée jugée insuffisante
Tout en reconnaissant que la libération annoncée constitue un geste positif, l’AFC/M23 estime qu’elle reste largement en dessous des engagements pris par Kinshasa dans le cadre du protocole portant sur la libération des prisonniers.

« L’acte posé ce jour par le régime de Kinshasa est encourageant mais reste insignifiant », soutient le mouvement, qui appelle les autorités congolaises à aller plus loin.
L’AFC/M23 demande ainsi la libération de l’ensemble des personnes qu’il affirme avoir été arrêtées en raison de leurs liens présumés avec son organisation ou avec certains de ses membres.
Cette nouvelle réaction intervient alors que le processus de Doha tente de maintenir le dialogue entre les différentes parties au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. La question des prisonniers demeure l’un des sujets sensibles des discussions, chaque libération étant scrutée comme un possible signe d’avancée, mais aussi comme un test de la volonté des parties à respecter leurs engagements.
Pour l’heure, l’AFC/M23 considère donc la libération des quinze détenus comme un premier pas, mais réclame davantage de mesures concrètes de la part de Kinshasa.
Bamba II
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